Achat par Marseille d’un tableau de Jean-Jacques Forty

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Jean-Jacques Forty (1743-1801)
Portrait d’homme barbu, 1781
Huile sur toile - 55,3 x 46,2 cm
Marseille, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée des Beaux-Arts de Marseille
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30/6/17 - Acquisition - Marseille, Musée des Beaux-Arts - Le Musée des Beaux-Arts de Marseille avait organisé, l’année dernière, une fort belle exposition consacrée à Marseille au XVIIIe siècle. Pour des raisons de temps, nous n’avions malheureusement pas pu en parler sur le site. Mais l’acquisition par le musée phocéen (auprès de la galerie Michel Descours de Lyon) d’un tableau de Jean-Jacques Forty qui y était présenté nous donne l’occasion de l’évoquer.

L’École académique de dessin de Marseille (qui fut appelée à partir de 1780 « Académie de peinture, sculpture et architecture civile et navale de Marseille ») fut fondée au début de la décennie 1750 sans que ses débuts puissent être clairement retracés, faute de documents. En 1752, elle fonctionnait et comptait déjà neuf élèves parmi lesquels le plus fameux aujourd’hui est le peintre Simon Julien.
Jean-Jacques Forty, dont on ne connaît que peu d’œuvres (notons que la cathédrale d’Amiens conserve deux grandes toiles de sa main), entra à l’École de dessin en 1760. On sait peu de choses de ses premières années, et on ne le retrouve qu’en 1788 à Paris où il fut agréé à l’Académie royale, avant d’y être reçu en 1790 avec Jacob reconnaissant la robe ensanglantée de son fils Joseph, tableau conservé aujourd’hui - alors qu’il devrait être dans les collections publiques françaises - au Minneapolis Institute of Art. En 1796, il revint dans le sud et s’installa à Aix-en-Province où il termina sa carrière comme professeur à l’école centrale du département des Bouches-du-Rhône.

L’œuvre acquise par Marseille, un Portrait d’homme barbu signé et daté de 1781, est d’une grande puissance plastique. Il est possible que Forty ait été l’élève de Joseph-Marie Vien dont on retrouve quelque chose du style dans ce tableau qui nous semble également proche de celui de François-André Vincent. Le Musée des Beaux-Arts ne conservait encore aucune œuvre de Jean-Jacques Forty et seulement deux dessins de son père, l’ornemaniste Jean-François Forty.

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