Acquisition de deux tableaux de Cals par des musées français

1. Adolphe-Félix Cals (1810-1880)
Bords de l’Oise à Compiègne, 1859
Huile sur toile - 31 x 41 cm
Compiègne, Musée Vivenel
Photo : Musée Vivenel
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15/3/08 – Acquisitions – Compiègne, Musée Vivenel et Honfleur, Musée Eugène Boudin – Adolphe-Félix Cals, grâce à son mécène le comte Doria, se rendit fréquemment dans l’Oise entre 1859 et 1876. Il était donc logique que le Musée Vivenel de Compiègne cherche à acquérir un tableau de cet artiste. C’est chose faite avec l’achat d’un beau paysage (ill. 1) daté de 1859. L’œuvre était passée en vente à Senlis le 29 juin 2006, puis à Barbizon le 3 juillet 2007 où elle avait été ravalée. Le musée a pu finalement s’en porter acquéreur en juillet 2007. A cette époque, Cals commença à séjourner au château d’Orrouy chez le Comte Doria à qui ce tableau a appartenu. Selon Eric Blanchegorge, conservateur du musée : « Cals s’inspire des environs immédiats de Compiègne. Non loin de l’usine à gaz autorisée près du canal aux Glaces de Gabriel, par le roi Louis-Philippe, en 1846, on reconnaît les berges de l’Oise en face de l’île dite des Bains, en raison des nombreux établissements balnéaires qui s’y trouvaient établis. On distingue aisément la passerelle qui permettait d’y accéder. Ce coin de Compiègne s’est évanoui dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale et de la reconstruction qui s’ensuivit, l’île n’est plus aujourd’hui qu’un îlot rongé par le passage répété des péniches et l’usine a disparu voici une vingtaine d’années sous la pioche des démolisseurs. Cette œuvre attachante évoque donc à la fois le passage d’un paysagiste connu dans notre ville et un fragment disparu du Compiègne d’autrefois. »


2. Adolphe-Félix Cals (1810-1880)
Le Pique-Nique à Saint Siméon, 1876
Huile sur toile - 55 x 84 cm
Honfleur, Musée Eugène Boudin
Photo : Blondeau-Breton
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A la fin de sa vie, Cals s’installa à Honfleur où il mourut en 1880. Le musée de cette ville, qui conserve plusieurs de ses tableaux, a acheté [1] en 2005 Le Pique-Nique à Saint Siméon (ill. 2) datant de 1876. On voit, entre ces deux œuvres, l’évolution du style du peintre qui passe d’une manière précise et lisse à une touche plus libre proche de celle des Impressionnistes avec lesquels il exposa d’ailleurs entre 1874 et 1879.

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