Deux acquisitions du Musée des Pêcheries : Prins et Le Poittevin

1. Eugène Le Poittevin
Les Bains de mer, plage d’Etretat, 1865
Plume et encre de Chine - 12,5 x 2,10 cm
Fécamp, Musée des Pêcheries
Photo : Musée des Pêcheries
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22/8/18 - Acquisitions - Fécamp, Musée des Pêcheries - Le Musée des Pêcheries de Fécamp, qui a finalement ouvert ses portes en 2017 après quelques difficultés survenues au cours du chantier (voir l’article), a pu acquérir deux nouvelles œuvres pour ses collections.

La première est un dessin d’Eugène Le Poittevin acheté à la galerie parisienne Christian Le Serbon (ill. 1). Il reprend un groupe de personnages visibles dans un tableau du peintre intitulé Les Bains de mer, plage d’Étretat qui fut exposé au Salon de 1865 et acquis par Napoléon III ; la toile a disparu depuis et on ne l’a connaît que par une photographie. Peut-être faisait-elle partie des œuvres vendues par l’impératrice Eugénie en 1881.

Le Poittevin multiplia les représentations de plages, celles d’Étretat tout particulièrement qu’il découvrit en compagnie de son ami Isabey. Ils saisit aussi bien les femmes élégantes qui s’y promènent, que les baigneurs ou les pêcheurs.
Le dessin représente des femmes en crinolines tandis qu’un personnage de dos se tient debout enroulé dans une serviette de bain, et qu’un jeune garçon apparemment en guenilles abordent ces dames. Cette œuvre a été publiée dans « L’Autographe au Salon de 1865 et dans ses ateliers », il ne s’agit donc probablement pas d’une étude préparatoire à la peinture, mais d’un ricordo de la composition finale, du moins de sa partie gauche ; la légende écrite par l’artiste « Autre fragment de mon tableau (les bains de mer) » sous-entend, elle aussi, que la peinture était déjà achevée.


2. Pierre Prins (1848-1913)
Les falaises à Fécamp
Pastel sur papier - 54 x 65 cm
Fécamp, Musée des Pêcheries
Photo : Musée des Pêcheries
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Autre acquisition, un pastel de Pierre Prins adjugé 900 euros lors d’une vente à Cannes le 22 juillet dernier (ill. 2) ; c’est tout un ensemble d’œuvres conservées dans l’atelier de l’artiste qui était mis aux enchères ce jour-là.
Prins séjourna à plusieurs reprise à Fécamp entre 1898 et 1905. Il représente ici les falaises dans une composition dynamique, plaçant le spectateur à la croisée des chemins et lui donnant la possibilité de descendre vers la mer ou de monter pour mieux admirer le panorama qu’il laisse deviner au loin.
Ce pastel en rejoint cinq autres dans les collections du musée, qui avait consacré une exposition à Pierre Prins en 2013 à l’occasion du festival Normandie Impressionniste, révélant le talent de pastelliste de cet artiste que l’on réduit souvent à son amitié avec Manet (voir l’article->4586]).

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