Deux chefs-d’œuvre de François Boucher rejoignent les collections de Rennes

1 1 commentaire

16/2/19 - Dépôts - Rennes, Musée des Beaux-Arts - Nantes et Rennes viennent d’ouvrir une très belle exposition sur les peintures françaises du XVIIIe siècle dans les collections publiques bretonnes dont nous rendrons compte rapidement. Ce dernier musée y présente notamment deux superbes toiles de François Boucher que vient de lui déposer le château de Versailles alors qu’elles revenaient d’un long dépôt au Mobilier National. Voilà une manière remarquable d’enrichir un musée à coût presque nul : se faire déposer des œuvres conservées dans les réserves d’autres institutions. Rennes est passé maître dans cet exercice plus que vertueux qui permet ainsi de montrer au public des œuvres qui lui resteraient cachées.


1. François Boucher (1703-1770)
Vénus à la forge de Vulcain, 1764
Huile sur toile - 150 x 188,5 cm
Rennes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page
2. François Boucher (1703-1770)
Neptune et Amymone, 1764
Huile sur toile - 150,5 x 180,5 cm
Rennes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page

Ces deux peintures resteront désormais dans les salles du musée breton, venant ainsi compléter superbement une collection XVIIIe qui s’est beaucoup enrichi ces dernières années. Il s’agit de deux cartons de tapisserie peints pour un projet réalisé par les Gobelins pour un aristocrate anglais le comte de Coventry. Il s’agissait de meubles et de tapisseries réalisées pour une pièce de la résidence de Croome Court, qui forme aujourd’hui une period room au Metropolitan Museum. Boucher exécuta pour cette commande deux compositions en hauteur dont les cartons se trouvent aujourd’hui au Louvre, et de ces deux scènes en largeur, toutes de format ovale et destinées à s’insérer dans des alentours du peintre de fleurs Maurice Jacques.
Les deux tableaux désormais à Rennes avaient été insérés en 1824 à Versailles dans les boiseries du salon des Sources au Grand Trianon. Renvoyés à la Manufacture des Gobelins en 1854, ils furent à nouveau demandés par Versailles en 1865 pour être remis dans les mêmes boiseries en 1899, puis être présentés dans divers pièces du château avant de retourner au Gobelins en 1967 puis à Versailles en novembre 2017. Cela faisait donc longtemps que ces chefs-d’œuvre n’étaient plus exposés, et leur dépôt qu’on espère définitif à Rennes est une excellente chose.

Cela fait presque un an (voir la brève du 12/3/18) que nous n’avons pas parlé des acquisitions du Musée des Beaux-Arts de Rennes qui s’est, bien entendu, enrichi de nombreuses œuvres depuis cette date. Nous y reviendrons dans une prochaine brève.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.