Deux tableaux acquis grâce à l’Acceptance in lieu affectés à la National Gallery de Londres

28/08/12 - Acquisitions - Londres, National Gallery - Nous nous faisons ici régulièrement l’écho des dernières acquisitions des musées britanniques par le système de l’Acceptance in lieu, équivalent de nos dations. Nous ferons bientôt un point le plus complet possible sur les œuvres entrées par ce moyen, depuis le dernier effectué en 2010. Ces enrichissements sont régulièrement publiées dans des rapports annuels qui paraissent néanmoins avec un décalage dans le temps d’au moins deux ans et qui ne donnent pas toujours les établissements à qui sont en définitive attribuées les œuvres, cette affectation advenant parfois plusieurs années après.


1. Giovanni Francesco Barbieri,
dit Le Guerchin (1591-1666)
La Sibylle Samienne, 1651
Huile sur toile - 218,5 x 180 cm
Londres, National Gallery
Photo : National Gallery
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Nous avions ainsi déjà publié deux acquisitions par ce biais qui viennent d’être définitivement données à la National Gallery de Londres. La première était déjà présentée temporairement sur les cimaises du musée londonien (voir la brève du 9/3/12). Il s’agit de la Sibylle Samienne du Guerchin (ill. 1), qui vient ainsi heureusement rejoindre définitivement la Sibylle de Cumes du même artiste.


2. Richard Parkes Bonington (1801-1828)
La Ferté, 1825
Huile sur panneau - 16,5 x 28 cm
Londres, National Gallery
Photo : National Gallery
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Le second tableau appartenant désormais à la National Gallery de Londres est dû à Richard Parkes Bonington (ill. 2). C’est d’ailleurs, curieusement, le premier de cet artiste anglais à entrer dans ses collections. Nous avions publié cette petite huile sur panneau comme représentant un Estuaire dans le nord de la France et peinte vers 1824 (voir la brève du 17/8/07). Le musée londonien l’identifie désormais comme une vue de la plage de La Ferté, un hameau proche de Saint-Valéry-sur-Somme dans l’estuaire de la Somme, et la date précisément de 1825. On appréciera l’extraordinaire fluidité de la touche et le rendu atmosphérique du ciel dans une œuvre dont le style se rapproche de celui des amis de l’artiste, Paul Huet et Eugène Delacroix, mais qui fait aussi incontestablement penser aux peintres Impressionnistes quelques décennies plus tard.

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