Edimbourg s’enrichit d’une aquarelle de Margaret Macdonald Mackintosh

Margaret Macdonald Mackintosh (1864-1933)
Le Jardin mystérieux, 1911
Aquarelle, encre, crayon - 47,5 x 48,3cm
Edimbourd, Scottish National Gallery of Modern Art
Photo : Scottish National Gallery of Modern Art
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25/8/11 - Acquisition – Édimbourg, Scottish National Gallery of Modern Art - Un silence bleuté baigne Le Jardin mystérieux et berce la figure féminine qui l’habite, assoupie dans sa robe flottante et gonflée, observée par une série de masques (ill.). Cette étonnante aquarelle de Margaret Macdonald Mackintosh (1911) - qu’on avait déjà pu admirer au Salon du dessin de l’année 2008 (voir l’article) - est entrée en 2011 à la Scottish National Gallery of Modern Art qui a fêté l’année dernière son 50e anniversaire. Elle a été achetée 220 000 livres à la Fine Art Society de Londres, dont 110 000 livres apportées par l’Art Fund. Le musée possède donc sa toute première œuvre de Margaret, qui viendra s’ajouter à celles de son mari.

Qu’il s’agisse d’un monde intérieur, d’une vision onirique ou d’une image inspirée de la pièce de théâtre de Maurice Maeterlinck intitulée L’Oiseau Bleu (1908), sa poésie séduit et l’on devine les influences de l’illustrateur Aubrey Beardsely et du Néerlandais Jan Toorop, dont les œuvres furent regardées par les artistes de Glasgow.
Margaret Macdonald Mackintosh commença par étudier à la Glasgow School of Art avec sa sœur Frances ; toutes deux collaborèrent dans les années 1890, avant de rencontrer (puis d’épouser) les architectes et designers Charles Rennie Mackintosh et J. Hebert McNair avec qui elles formèrent un collectif, « The Four ». Ce groupe encouragea le renouveau des arts décoratifs, exposant ses réalisations à Liège, Londres, Vienne, et contribua ainsi à définir un « style Glasgow » qui se démarquait de l’Art nouveau et fut salué par la Sécession viennoise. Les artistes favorisaient des formes abstraites, des lignes franches et droites, une palette claire, un style épuré et sobre, un langage spirituel et symbolique enfin. Dans ce contexte, la production artistique de Margaret Macdonald Mackintosh est assez variée : elle travailla le métal et le textile, réalisa des panneaux décoratifs sur gesso et commença à peindre autour de 1900 de grandes aquarelles indépendantes comme celle-ci. Elle conçut avec Charles une série d’intérieurs audacieux, notamment ceux de l’House for an Art Lover présentée à un concours en 1901, ou du Rose Boudoir à l’Exposition internationale de l’Art décoratif en 1902, auxquels elle insuffla un zeste d’irréel.

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