Inondation au Musée Girodet : l’état de la situation

Charles Gleyre (1806-1874)
La Séparation des Apôtres
Huile sur toile - 197 x 295 cm
Montargis, Musée Girodet
(en lieu sûr au Musée d’Orsay)
Voir l´image dans sa page

1/6/16 - Inondation - Montargis, Musée Girodet - La situation exacte n’est pas encore connue mais nous avons pu vérifier directement auprès du Musée Girodet ce que nous écrivons ici.

À la suite de la montée rapide des eaux dans le Loiret, le bâtiment appartenant à la municipalité, en face du Musée Girodet, qui abritait en sous-sol la totalité de ses collections [1], est sous les eaux. Cependant, le local où elles se trouvaient est une ancienne salle des coffres, donc théoriquement étanche sur les côtés, à l’exception de la porte d’entrée. L’inondation s’est propagée rapidement mais une partie des collections a cependant pu être évacuée et la porte calfeutrée autant que faire se peut :

- l’essentiel des tableaux de Girodet, de petite ou de moyenne taille, a pu être sauvé,
- les cartons de dessins les plus importants (notamment ceux de Girodet et de Triqueti et ceux présentés récemment à l’Institut) ont également pu être sortis de la salle des coffres,
- d’autres œuvres ont été évacuées mais nous n’avons pas plus de détails à l’heure actuelle (1er juin, 10 h 28). Signalons que la Séparation des Apôtres de Charles Gleyre, l’un de ses rares tableaux conservés en France, est en sécurité dans la rétrospective du Musée d’Orsay.

Le reste des œuvres, trop lourdes pour être évacuées compte tenu du manque de temps, ont été autant que possible déplacées plus haut dans la salle. Pour l’instant, il est impossible d’y rentrer, sachant que le niveau de l’eau n’a baissé que de quelques centimètres mais que des pompes sont en action.

On ne pourra estimer l’ampleur réel des dégâts qu’en y pénétrant à nouveau. Toutes les institutions pouvant aider le Musée de Montargis ont été contactées pour que les mesures de conservation d’urgence puissent être prises le plus tôt possible.

Les inquiétudes portent sur les tableaux de grand format et surtout sur les plâtres de Triqueti, l’un des plus grands sculpteurs du XIXe siècle français. On peut espérer deux choses : que l’eau n’ait pénétré qu’en partie dans la salle des coffres et que, même si elles sont immergées, les sculptures en plâtre pour beaucoup puissent être protégées par la patine parfois assez importante qui les recouvre.

Nous vous tiendrons au courant dès que nous en saurons plus.

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