Le legs Wrightsman au Metropolitan (2) : peintures françaises du XVIIIe

23/8/19 - Acquisitions - New York, The Metropolitan Museum of Art - Après Venise (voir la brève du 7/7/19), voici les trois peintures françaises du XVIIIe siècle qui ont été léguées par Jayne Kirkman Wrightsman au Metropolitan Museum.

Jean-François de Troy


1. Jean-François de Troy (1679-1752)
La Jarretière, 1724
Huile sur toile - 64,8 x 53,7 cm
New York, The Metropolitan Museum of Art
Photo : Domaine public
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2. Jean-François de Troy (1679-1752)
La Déclaration d’amour, 1724
Huile sur toile - 65,1 x 53,3 cm
New York, The Metropolitan Museum of Art
Photo : Domaine public
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Ce sont deux toiles en pendants, des sujets galants, qui sont entrées dans les collections du musée new yorkais (ill. 1 et 2). La première, intitulée La Jarretière, montre une jeune femme tentant de rattacher cet élément de lingerie qui s’est défait, tandis qu’un homme se penche vers elle dans une attitude et avec une précipitation (il en laisse tomber son tricorne à terre) qui ne laissent guère de doute sur ses intentions. La seconde représente un couple assis dans un canapé, l’homme déclarant sa flamme. Les deux scènes se déroulent dans des intérieurs luxueusement décorés. Dans la première, on voit un bronze doré de L’Architecture, d’après Giambologna posé sur une console, et une horloge dont le bronze semble dérivé de François Girardon, devant une tapisserie à motifs de chinoiseries ; la deuxième se déroule devant une peinture entourée d’un beau cadre rococo dont le dessin s’harmonise avec celui du canapé.
Signées et datées de 1724, ces deux peintures furent présentées au Salon de 1725.


Élisabeth Vigée-Lebrun


3. Élisabeth Louise Vigée-Lebrun (1755-1842)
Julie Lebrun regardant dans un miroir, 1787
Huile sur toile - 73 x 59,4 cm
New York, The Metropolitan Museum of Art
Photo : Domaine public
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4. Pietro Antonio Martini (1738-1797)
d’après Johann Heinrich Ramberg (1763-1840)
Exposition au Salon du Louvre en 1787, 1787
Estampe - 32,2 x 49,1 cm (détail)
New Yor, The Metropolitan Museum of Art
Photo : Domaine public
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Le troisième tableau français du XVIIIe siècle provenant de ce legs est un portrait, par Élisabeth Vigée-Lebrun, de sa fille Julie. Celle-ci, née en 1780, est âgée de sept ans au moment où cette œuvre, exposée au Salon de 1787, fut exécutée. Une estampe de Pietro Antonio Martini dont une épreuve est conservée au Metropolitan Museum, montre l’accrochage de ce Salon où Vigée-Lebrun présentait aussi le Portrait de Marie-Antoinette et de ses enfants (ill. 4).
L’œuvre montre Julie se regardant dans un miroir. On voit donc deux fois l’enfant, à la fois de profil et de face, d’une manière en réalité impossible dans la réalité.

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