Le legs Wrightsman au Metropolitan (5) : autres écoles

15/9/19 - Acquisitions - New York, The Metropolitan Museum of Art - Après l’Italie et la France, nous terminons cette série d’article sur le legs reçu de Jane Wrightsman après son décès en avril dernier par quatre œuvres de quatre écoles différentes.


1. Anton Van Dyck (1599-1641)
La reine Henriette-Marie de France, 1636
Huile sur toile - 105,7 x 84,5 cm
New York, The Metropolitan Museum of Art
Photo : Domaine public
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Un portrait d’Henriette-Marie de France (ill. 1), sœur de Louis XIII et femme de Charles Ier d’Angleterre par Van Dyck représente l’école flamande. Le reine consort, âgée alors de vingt-sept ans, est représentée enceinte de son sixième enfant, la princesse Anne, qui naquit le 17 mars 1637. Ce portrait fut offert au cardinal Francesco Barberini.


2. Wilhem von Kobell (1766-1853)
Un chasseur et une paysanne près de la rivière Isar avec une vue de Munich, 1823
Huile sur panneau - 25,1 x 20,3 cm
New York, The Metropolitan Museum of Art
Photo : Domaine public
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Fils du paysagiste Ferdinand Kobell, Wilhem von Kobell , élève de son père, devint peintre de la cour de Mannheim à son retour de Rome en 1778 avant de devenir professeur à l’Académie de Munich en 1808. Également surtout paysagiste, il représentait fréquemment des paysans et voyageurs dans la campagne, dans un style influencé par l’art hollandais. Le petit panneau légué au Metropolitan Museum (ill. 2) est typique de cette veine, peinte avec une précision non exempte d’une certaine sècheresse.


2. Jean-Étienne Liotard (1702-1789)
Femme en costume turc assise sur un sofa, vers 1752
Pastel sur parchemin - 58,4 x 47,3 cm
New York, The Metropolitan Museum of Art
Photo : Domaine public
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Un pastel de Jean-Étienne Liotard représentant une femme en costume turc assise sur un sofa (ill. 4) est connue en plusieurs exemplaires, conservés notamment au Musée d’Art et d’Histoire de Genève et au Rijksmuseum. Le modèle est identifié sur une gravure comme étant la comtesse de Coventry, mais cela n’est pas certain. D’autres noms ont été avancés pour les autres versions, mais il est peu probable qu’il s’agisse à chaque fois d’une femme différente tant les figures sont proches. On peut se référer pour les comparer au dictionnaire des pastellistes de Neil Jeffares, en ligne ici.


4. John Frederick Lewis (1804-1876)
Iskandar Bey et son serviteur, vers 1848
Aquarelle et gouache sur crayon - 50,8 x 36,8 cm
New York, The Metropolitan Museum of Art
Photo : Domaine public
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Enfin, la dernière œuvre de ce legs (qui ne représente bien sûr qu’une infime partie de celles données au Metropolitan Museum par les Wrightsman) est une aquarelle gouachée de l’anglais John Frederick Lewis (ill. 4), également une scène orientale, où l’on voit le fils de Soliman Pacha, nom sous lequel est connu Joseph Seve, officier français passé après la chute de l’Empire au service du vice-roi d’Égypte Méhémet Ali, en compagnie de son serviteur nubien.


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