Le Petit Palais achète un tableau d’Alexandre-Louis Leloir

Alexandre-Louis Leloir (1843-1884)
Le Guet-Apens, 1869
Huile sur toile, 93 x 61 cm
Paris, Petit Palais
Photo : Ambroise Duchemin
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5/7/17 - Acquisition - Paris, Petit Palais - C’est un guet-apens peint par Louis Leloir en 1869 qu’a pu acheter le Petit Palais auprès du galeriste Ambroise Duchemin.

Petit-fils du peintre Alexandre Colin, fils de Jean-Baptiste Auguste Leloir et de Suzanne Héloïse Colin, également peintres tous les deux, il se forma auprès de son père et remporta le second prix de Rome en 1861 avec La Mort de Priam. Il exposa au Salon à partir de 1864 et participa à la fondation de la Société des aquarellistes français en 1879.

S’il commença par le grand genre, puisant ses sujets dans l’histoire mythologique ou biblique - La Lutte de Jacob et l’Ange en 1865, par exemple - Leloir évolua vers la peinture de genre ; plus précisément, il composa des scènes de genres historiques, décrivant des personnages en costumes dans un cadre médiéval, antiquisant ou oriental.
La formule est souvent la même, on la retrouve notamment dans le Troubadour assis sur une cathèdre attirant un perroquet : l’artiste centre sa composition sur une figure isolée, accordant beaucoup d’importance à son attitude souvent relâchée ou contorsionnée, ainsi qu’aux détails du costume et des accessoires. Il accentue ici l’effet dramatique de l’épisode par un contraste d’ombres et de lumières et une perspective accentuée par un jeu d’escaliers successifs. Un homme - il semble porter le costume d’un lansquenet - gît au pied des marches, son visage à peine visible, dans une pose audacieuse, puisque ce sont ces jambes que l’on voit le plus, montrées en raccourci, soulignées par un collant rouge et blanc, mêlées à une arbalète et des flèches éparpillées. Ses agresseurs s’enfuient au second plan, gravissant une seconde volée d’escaliers, au bout d’une galerie scandée de colonnes et d’arcs d’ogive. Leloir donne à des faits divers la tonalité de faits historiques.

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