Le Portrait d’Horace Delaroche peint par son père acquis par le Petit Palais

Paul Delaroche (1797-1856)
Portrait d’Horace Delaroche, 1838
Huile sur toile - 95 x 56,5 cm
Paris, Petit Palais, Musée des Beaux-Arts
de la Ville de Paris
Photo : Galerie Terrades
Voir l´image dans sa page

7/10/14 - Acquisition - Paris, Petit Palais - C’est auprès de la galerie Terrades à Paris que le Petit Palais a acheté cette très belle œuvre de Paul Delaroche, représentant son fils Horace alors âgé de deux ans, en compagnie de son chien, un épagneul Cavalier King Charle, le même ou presque que l’on trouvait dans Les enfants d’Édouard peint par l’artiste en 1830.
Ce tableau date de 1838, soit sept ans avant la mort de Louise Vernet, épouse de Paul Delaroche et mère de cet enfant qui porte le prénom de son grand-père Horace Vernet. C’est encore le temps de la félicité familiale et l’on ne peut qu’admirer la qualité de cette peinture et la grande tendresse qui en émane. Delaroche s’inspira à plusieurs reprises de ses fils, Horace et Philippe, le cadet né en 1841. C’est sans doute ce dernier que l’on voit, âgé d’un an, figurant dans L’enfance de Pic de la Mirandole le philosophe italien de la Renaissance encore bébé. Le prêt pendant quelques mois par le Musée de Nantes de ce tableau (voir la brève du 2/10/14) est l’occasion de présenter côte à côte les deux œuvres.

Horace Delaroche devint médecin et fut conseiller municipal à Versailles, choisissant d’accoler au nom de Delaroche celui de l’autre branche artiste de sa famille, prenant ainsi le patronyme de Delaroche-Vernet. Il mourut jeune, à l’âge de 43 ans. Son portrait appartenait encore récemment à ses descendants et il est heureux qu’il ait pu être acquis par le Petit Palais qui, bien que riche en tableaux français du XIXe siècle, ne possédait jusqu’à présent pas de toile de Paul Delaroche.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.