Les grands formats des XVIIe et XVIIIe siècle raccrochés à Orléans

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17/1/18 - Raccrochage - Orléans, Musée des Beaux-Arts - Le Musée des Beaux-Arts d’Orléans continue sa réorganisation, entamée l’année dernière avec le deuxième étage (voir l’article). La salle des grands formats des XVIIe et XVIIIe siècle vient en effet d’être inaugurée avant qu’au mois d’avril rouvre tout le premier étage qui sera consacré à ces deux siècles.
L’aménagement de cette pièce datait de l’exposition consacrée à Richelieu (voir l’article) et n’avait pratiquement pas été revu (ill. 1). Une grande partie des tableaux qui y étaient jadis exposés avaient donc été envoyés en réserves… Désormais, après que les murs ont été repeints d’une couleur plus heureuse que l’ancien jaune, un accrochage très serré permet de montrer la quasi totalité des peintures de grande taille de cette époque que conserve le musée, ainsi que quelques sculptures. La disposition est formée de deux parties, séparées par les sculptures du château de Richelieu (ill. 2). Au fond ont été accrochées les peintures qui en proviennent, tandis que les deux tiers restant de la salle sont dédiés aux œuvres sans rapport avec celui-ci (ill. 3).


1. Musée des Beaux-Arts d’Orléans
La salle des grands formats des XVIIe et XVIIIe siècles
français pendant l’exposition Richelieu.
La muséographie n’avait pratiquement pas bougé, très peu
de tableaux étaient exposés depuis plusieurs années
Photo : Didier Rykner
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2. Musée des Beaux-Arts d’Orléans
La salle des grands formats des XVIIe et XVIIIe siècles
français avec son nouvel accrochage (et les murs repeints)
Sculptures et tableaux provenant de Richelieu pour la
plupart (sauf à gauche le grand tableau de Vignon)
Photo : Didier Rykner
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3. Musée des Beaux-Arts d’Orléans
La salle des grands formats des XVIIe et XVIIIe siècles
français avec son nouvel accrochage (et les murs repeints)
À gauche, tableaux de Guy-Louis Vernansal
À drotie tableaux de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle
Photo : Didier Rykner
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Pour la première fois depuis longtemps, on peut ainsi admirer des tableaux aussi importants que Les Disciples d’Emmaüs de Joseph-Marie Vien, La Résurrection de Jean-Baptiste Marie Pierre ou Saint Benoît recevant le viatique de Jean-Baptiste Deshays (ill. 3), toutes trois provenant de l’église du monastère de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle détruite en 1807, aux côtés de Jean Restout et de Noël Hallé qui avaient eu l’insigne honneur de rester exposés pendant les quelque dix ans d’hibernation de ce musée.
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Si le grand retable de Claude Vignon, Le Triomphe de saint Ignace (ill. 4), qui avait lui aussi été relégué en réserve alors qu’il s’agit assurément d’un de ses grands chefs-d’œuvre, était déjà revenu dans cette salle dès 2016, on peut revoir également désormais Le Portement de croix de Pierre Monier (ill. 5) ou des toiles de Guy Louis Vernansal (notre liste n’est pas exhaustive).


4. Claude Vignon (1593-1670)
Le Triomphe de saint Ignace, 1628
Huile sur toile - 393 x 251 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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5. Pierre Monier (1641-1703)
Le Portement de Croix
Huile sur toile
Orléans, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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On signalera aussi deux sculptures qui n’étaient pratiquement pas visibles puisqu’elles étaient déposées depuis les années 60 dans la tour Saint-Paul, uniquement ouverte lors des journées du patrimoine. Il s’agit d’une Vierge à l’enfant (ill. 6) que Guilhem Scherf rapproche de l’art de Robert Le Lorrain à qui elle peut être prudemment attribuée et un Saint Joseph ou Saint Jean du XVIIe siècle, (ill. 7) attribué à un sculpteur orléanais, Nicolas Hubert.


6. Robert Le Lorrain (1666-1743) ?
Vierge à l’enfant, vers 1730-1740
Pierre
Orléans, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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7. Attribué à Nicolas Hubert (?-1689)
Saint Joseph ou Saint Jean
Pierre
Orléans, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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On terminera en signalant que les sept panneaux de Richelieu acquis récemment par Orléans (voir la brève du 7/1/16) sont désormais accrochés dans cette salle, avec les tableaux de Claude Deruet provenant eux aussi du château de Richelieu, qui étaient naguère isolés dans la salle suivante et qui rejoignent les autres éléments du décor de ce château. On attend avec impatience la réouverture du reste de l’étage.

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