Lille : redécouverte et restauration d’une cheminée en céramique de Mikhaïl Vroubel

Mikhaïl Vroubel (1856-1910)
Cheminée russe de la légende de Volga et Mikula, 1898-1900
Céramique émaillée
Lille, Palais des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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20/7/15 - Restauration - Lille, Musée des Beaux-Arts - Le Palais des Beaux-Arts de Lille conserve un manteau de cheminée en céramique émaillé, dont le décor est dû à Mikhaïl Vroubel, l’un des artistes russes les plus importants des années 1900. L’œuvre est exceptionnelle, en France en tout cas. On s’explique d’autant plus mal que le Musée des Beaux-Arts de Lille ait, en 1968, cru bon de la démonter et de la rentrer en réserves où elle fut rapidement oubliée. On ne comprit pas d’abord ce que contenait la caisse lorsqu’elle fut ouverte en 2011, avant de retrouver une photographie de l’objet tel qu’il était alors présenté dans l’atrium du musée.

C’est donc une redécouverte qu’a permis le mécénat du Crédit Agricole en finançant la restauration et le remontage de cet ensemble Art Nouveau. Celui-ci est en effet constitué de 154 pièces qu’il a fallu [1] identifier, nettoyer une par une, et ensuite réassembler sur une structure spécialement construite à cet effet : le socle est constitué de trois plaques d’aluminium percées pour recevoir chaque élément de la cheminée.

Ce manteau de cheminée, qui fut présenté en 1900 dans le pavillon Russe de l’Exposition Universelle à Paris, a été produit dans les ateliers de céramique d’Abramtsevo, au nord de Moscou, où travaillait Mikhaïl Vroubel. On connaît quatre autre œuvres comparables qui représentent comme ici l’histoire de Volga et Mikula, une légende populaire russe où un soldat (Volga), ici à droite, rencontre un laboureur (Mikula) ; les deux vont s’affronter, la bataille étant gagnée par le paysan.
Tous ces exemplaires sont conservés dans des musées russes. Faute de connaître en 2005 celui du Musée des Beaux-Arts de Lille, c’est celui de la galerie Tretyakov de Moscou qui avait été prêté à l’exposition du Musée d’Orsay L’Art russe dans la seconde moitié du XIXe siècle : en quête d’identité, où Vroubel était particulièrement bien représenté.

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