Michel-Ange : le véritable auteur de la Joconde

Il est conseillé de vérifier la date de parution de cet article avant de le prendre trop au sérieux.

Michelangelo Buonarroti,
dit Michel-Ange (1475-1564)
La Joconde
Huile sur panneau - 76,8 x 53 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : C2RMF
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Gianfranco Salvatori est bien conscient qu’il va lancer une véritable bombe qui dépassera largement le cadre des musées. Mais, comme nous le révélons aujourd’hui en exclusivité, l’historien romain, au terme d’une longue enquête, peut prouver sans l’ombre d’un doute que le véritable auteur de la Joconde n’est pas Léonard de Vinci, mais Michel-Ange, les deux artistes s’étant entendus pour organiser la plus grande supercherie de l’histoire de la peinture. Il publiera dans un mois, aux éditions Morelli, le résultat de ses recherches dans un livre qui va bouleverser l’histoire de l’art et qu’il a intitulé sobrement « Leonardo no : Michelangelo si ! ».

L’histoire est pourtant simple et il est surprenant que la vérité n’ait pas été révélée plus rapidement. Tout était à portée de main, à la Bibliothèque nationale de France, dans une confession écrite de la main de Léonard, cachée au milieu de la cote NF23 et retrouvée par Salvatori.
Alors que Léonard et Michel-Ange se trouvaient ensemble à Florence dans une taverne de la ville, les deux hommes commencèrent à jouer à pierre-feuille-ciseau (ils avaient beaucoup bu). Le perdant devait accomplir un gage décidé par le gagnant. Le vainqueur fut Léonard, qui eut alors une idée qui ne pouvait germer que dans l’esprit d’un génie : il allait demander à Michel-Ange de peindre un tableau qu’il ferait passer pour l’un des siens. Conscient cependant que son ami ne possédait pas du tout la même technique, il le forma pendant un mois au sfumato, puis lui demanda de peindre son assistant Gian Giacomo Caprotti, dit Salai. Pour compliquer les choses, il lui imposa de le travestir en femme. Celle que l’on connaît sous le nom de la Joconde est donc bien un homme, comme certains esprits perspicaces l’avaient compris indépendamment. Salvatori en apporte la preuve, tout en révélant le vrai nom du peintre.

Après que l’œuvre fut terminée, les deux compères se séparèrent. L’un alla à Rome sculpter le tombeau de Jules II, l’autre partit pour Milan. Finalement, Léonard se rendit en France à la cour de François Ier, emportant le tableau sous le bras, bien content du tour qu’il allait jouer au roi en lui donnant ce panneau que l’on pouvait croire peint de sa main.
C’est pendant son séjour en France qu’il écrivit toute cette histoire sur un petit livret qu’il avait l’intention de rendre public afin de révéler la supercherie et de faire admirer le talent de son ami qui l’avait si bien pastiché. Mais lorsque le roi lui dit que la Joconde était le plus beau tableau qu’il ait jamais peint, il n’osa plus le détromper par jalousie envers son ancien ami. Ce n’est qu’en expirant dans les bras de François Ier qu’il voulut commencer sa confession. Mais il avait à peine commencé à tout lui révéler qu’il s’éteignit, emportant le secret dans la tombe. Pendant ce temps, à Rome, Michel-Ange ne pensait plus à cette histoire, et n’aurait jamais pensé que ce tableau, qu’il avait peint par jeu, obtiendrait ainsi un tel succès. Lui aussi mourut sans jamais en parler à quiconque, ou alors on ne le crut pas.

Ce n’est qu’il y a deux ans que Salvatori, par une espèce de flash génial, eut l’intuition de la vérité. Il s’était en effet aperçu, grâce à une macrophotographie de la Joconde, que dans les cils du modèle, en partie noyés dans les vernis, on distinguait les lettres suivantes : MBDRMF, qu’il traduisit par Michelangelo Buonarotti Di Roma Me Fecit « Michel-Ange, de Rome, m’a fait ». Mais l’incrédulité qui entoure tout ce qui touche à la Joconde – il faut dire qu’on lit bien des bêtises – fit ricaner tous les spécialistes à qui il en avait parlé.
C’est pour cette raison que le professeur italien se lança dans une grande enquête qui le mena du Vatican (ou d’ailleurs il ne trouva rien) jusqu’aux plus petites bibliothèques françaises, où il ne trouva rien non plus. Mais la chance sourit aux audacieux, et un jour qu’il fouinait dans la cote NF23 de la Bnf, jamais explorée jusque là, il tomba sur le fameux mémoire de Léonard où celui-ci expliquait tout. Les experts qui avaient bien ri seront donc tournés en dérision. Salvatori avait eu raison sur toute la ligne.

La Joconde restera-t-elle désormais l’icône qu’elle est devenue, alors qu’elle vient de perdre son attribution ? Pour le Louvre, il ne fait pas de doute que rien ne devrait changer : Michel-Ange n’est pas moins mythique que Léonard. On peut même dire que le musée parisien y gagne : s’il possède les deux Esclaves de Michel-Ange, il n’avait pratiquement aucune chance de jamais acquérir un tableau de sa main. C’est désormais chose faite !
D’après nos informations, Gianfranco Salvatori, dont les droits du livre auraient été acquis par Steven Spielberg avant même qu’il ne soit paru, se lancerait désormais un nouveau défi : prouver que la Liberté sur les barricades est une œuvre d’Ingres. Bonne chance à lui.

Gianfranco Salvatori, Leonardo no : Michelangelo si !, Morelli Edizioni, 253 p., 35 €. ISBN : 32043549259. A paraître le 13 avril 2012. Une édition française sortira en septembre prochain.

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