Mise en ligne par l’INHA d’un dictionnaire des historiens de l’art

7/5/09 – Internet – Paris, INHA – L’INHA a mis en ligne récemment une première partie de son Dictionnaire des historiens de l’art actifs en France de la Révolution à la Première Guerre mondiale, réalisé sous le direction de Philippe Sénéchal et de Claire Barbillon. Il comporte 150 notices sur les 400 prévues à terme.

Ce dictionnaire ne se veut pas exhaustif puisqu’un comité scientifique décide si tel ou tel en aura les honneurs. Est considéré comme « historien de l’art » celui qui « par ses écrits ou son enseignement, a voulu écrire sur l’art avec une visée historique, sans nécessairement que cela ait constitué son activité principale ». Sont exclus cependant les auteurs ayant critiqué uniquement les artistes contemporains, tandis que ceux ayant pratiqué le double exercice (histoire de l’art proprement dite et critique des artistes de leurs temps) ne sont étudiés que dans leur première activité. On peut regretter ce choix : même s’il faut bien se donner des limites. Ce dictionnaire sera donc d’un usage réduit pour les historiens de l’art du XIXe siècle.
Notons enfin que celui-ci n’est pas exhaustif, volontairement, puisqu’une sélection des noms retenus a été faite par le comité scientifique. Internet présente cependant l’avantage de toujours pouvoir être complété et ce choix pourra évoluer avec le temps. Le travail n’étant publié que partiellement, il est trop tôt pour dire si certaines omissions sont ou non regrettables.

Les notices sont composées d’une biographie chronologique, d’une étude critique, d’une liste des principales publications, d’une bibliographie critique sélective (qui est davantage sélective que critique, puisque nous n’avons pas trouvé de fiches où ces bibliographies sont commentées) et des « sources identifiées ».
On ne saurait méconnaître le très grand intérêt de ce travail dont on espère qu’il pourra rapidement s’enrichir. Notons cependant une amélioration souhaitable. On trouve en ligne une grande partie des publications de ces auteurs, puisqu’ils sont souvent tombés dans le domaine public. Il est donc dommage que des liens vers ces textes ne soient pas systématisés. Internet présente certains avantages sur le support papier et il est dommage de ne pas les utiliser.

Nous en profitons pour signaler que deux nouvelles régions viennent d’intégrer le RETIF (Répertoire des tableaux italiens en France). Il s’agit du Pays-de-la-Loire (exception faite de Nantes) et du Nord-Pas-de-Calais (voir brève du 26/6/08). Le nombre d’œuvres en ligne est donc maintenant d’environ 2000.

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