Peindre en France à la Renaissance : publications, acquisitions et base de données

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Parmi les nombreux projets consacrés à l’étude du XVIe siècle français, qui a déjà donné lieu à de nombreuses expositions, l’un se distingue par sa durée et par son souci d’exhaustivité. Il s’agit de la série d’ouvrages parus aux éditions SilvanaEditoriale sur la peinture en France à la Renaissance (l’étude couvre les XVe et XVIe siècles), une entreprise dont l’initiative revient à l’Université de Genève, en partenariat avec le Musée du Louvre, et qui se déploie depuis 2010 sous la direction de Frédéric Elsig.

Cinq colloques ont déjà eu lieu, qui ont débouché sur la parution de six livres, des actes dus à plusieurs auteurs parmi lesquels on retrouve les plus grands spécialistes de cette période. Les deux premiers ouvrages fixaient le cadre général de l’étude et s’intéressaient au territoire français dans son ensemble, tandis que chacun des suivants se penchent sur une ville différente. Ce fut d’abord Lyon en 2014, puis Troyes en 2015, Dijon en 2016 et Rouen en 2017. Prochainement paraîtront des volumes dédiés à Bourges (en mars 2019), Avignon, Toulouse et Beauvais.
Concernant un domaine longtemps mal connu, les découvertes sont forcément nombreuses. Nous nous contenterons ici de signaler quelques-unes d’entre elles qui devraient donner envie aux lecteurs d’en savoir davantage en se procurant ces livres indispensables pour tout amateur de peinture française. Nous compléterons ce rapide aperçu par deux ouvrages faisant partie de la même entreprise, mais sous un format différent : les catalogues raisonnés d’Antoine de Lonhy (qui travaille au XVe siècle) et Grégoire Guérard, deux de ces personnalités redécouvertes ces dernières années, dus à Frédéric Elsig. Cette profusion d’études autour de la peinture du XVIe siècle (et dans une moindre mesure, les disparitions étant encore bien plus importantes, du XVe siècle) n’est pas sans rappeler la manière dont, à partir des années 1970, une génération d’historiens de l’art a ressuscité de nombreux peintres français du XVIIe siècle.

Il s’agit également de réhabiliter le « connoisseurship », si maltraité parfois par certains universitaires qui s’imaginent que l’on peut parler de peintres en ignorant ce qu’ils ont peint, et qui comptent comme négligeable le processus consistant à reconnaître l’œuvre d’un artiste à partir de la manière dont un tableau est exécuté. Or Frédéric Elsig, dans les deux conclusions des catalogues Guérard et Lonhy intitulées « quelques remarques méthodologiques », explique clairement comment, sans le connoisseurship il aurait été impossible d’une part de rassembler des corpus cohérents d’œuvres aboutissant à la reconstitution de ces personnalités artistiques, et d’autre part d’identifier ces personnalités à des peintres connus par les archives.

Contrairement à ce que laissent penser leurs titres (Les courants stylistiques au temps de Louis XII et de François Ier pour le premier et Fontainebleau et son rayonnement pour le second), les deux volumes introductifs n’ont pas pour objectif de brosser un panorama complet de la peinture française de la fin du XVe jusqu’à la seconde moitié du XVIe siècle. Il s’agit, comme pour les volumes qui suivront, de se pencher sur certains peintres français à travers des œuvres étudiées dans des essais dus à divers auteurs. Ces textes concernent des personnalités reliées à des régions diverses, ou parfois à une technique bien précise. C’est ainsi que dans le premier volume, Guy-Michel Leproux parle des « peintres et l’enluminure au XVIe siècle », tandis que Françoise Gatouillat étudie un peintre-verrier, Jacques Rousseau ou Philippe Lorentz les liens entre Jean Hey et le vitrail. La polyvalence de certains artistes qui peuvent être à la fois enlumineurs, peintres sur verre et peintres est en effet une caractéristique de cette époque qui semble s’effacer plus l’on progresse dans le siècle. Ainsi, Antoine Lonhy travailla dans ces trois techniques, tandis que Grégoire Guérard fut peintre et peintre-verrier.


1. Maître de Dinteville (Bartholomeus Pons ?), actif entre 1530 (?) et 1544 (?)
Saint Étienne et saint Amâtre, 1536
Huile sur toile - 142 x 100 cm
Paris, Musée des Arts Décoratifs
Photo : SEDP (Louvre)
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1. Maître de Dinteville (Bartholomeus Pons ?), actif entre 1530 (?) et 1544 (?)
Saint Germain offrant
une église à la Vierge
, 1536
Huile sur toile - 142 x 100 cm
Paris, Musée des Arts Décoratifs
Photo : SEDP (Louvre)
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Dès ce premier volume, certains articles préfigurent les monographies qui suivront. Frédéric Elsig y parle déjà, en effet, de Grégoire Guérard, tandis que Stéphanie Deprouw-Augustin étudie deux œuvres inédites (ill. 1 et 2) du Maître de Dinteville [1], probablement identifiable avec Bartholomeus Pons, qui fait l’objet, dans la monographie Guérard, d’un chapitre complet et du catalogue raisonné de son corpus déjà identifié.
Si le Maître de Dinteville semble avoir déjà retrouvé son identité, de nombreux maîtres parfois récemment créés demeurent anonymes. C’est ainsi que Cécile Scailliérez crée dans le premier tome un Maître des Signes de la fin du monde, un Maître de Saint Bernard de Menthon (ill. 3), tandis que Frédéric Elsig, toujours dans ce second volume, propose d’identifier ce dernier maître à peine créé avec un peintre nommé Jean Pothier. Avouons-le : le bouillonnement de toutes ces recherches les rend assez difficiles à suivre pour le non spécialiste. Mais il faut en passer par là pour parvenir à un paysage mieux stabilisé.


3. Attribué au Maître de Saint Bernard de Menthon
Le Portement de Croix (recto), 1544 ?
Huile sur panneau - 95 x 99 cm
Troyes, Musée de Vauluisant
Photo : Cécile Scailliérez
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Le volume suivant est consacré à Lyon au XVIe siècle. On se rappelle de l’exposition sur ce sujet que nous avait proposé le Musée des Beaux-Arts de Lyon (voir l’article). On n’y découvrait que peu de peintures car comme le rappelle Frédéric Elsig dans l’introduction : « sa production a presque entièrement disparu ». Cela explique que ce tome soit le moins épais de la série. On y parle bien sûr des portraits de Jean Perréal et Corneille de Lyon, mais aussi de la gravure (notamment du Maître JG) ou encore des rapports entre Lyon et l’Italie. Exceptionnellement, on aborde même l’orfèvrerie à travers les dessins conservés pour une garniture d’épée conservée au Musée de l’Armée.


4. Nicolas Cordonnier (?-1531)
La Légende de la Maison de Lorette (Santa Casa
Huile sur panneau - H. 87 cm, L. 178 ; 83 ; 78 cm
Troyes, Musée de Vauluisant
Photo : Cécile Scailliérez
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Dans le tome consacré à la peinture à Troyes - qui porte uniquement sur le XVIe - plusieurs peintres sont remis au premier plan, comme Nicolas Cordonnier qui fut l’un des plus actifs dans cette ville au début de ce siècle. Outre une communication par six auteurs sur un triptyque conservé au Musée de Vauluisant à Troyes, attribué depuis peu à Cordonnier par Frédéric Elsig (ill. 4), Dominique Thiébaut publie un autre tableau qu’elle avait identifié au Fogg Art Museum par comparaison avec le triptyque troyen. On retrouve Grégoire Guérard, longuement actif en Bourgogne, ainsi que Bartholomeus Pons, mais aussi plusieurs maîtres anonymes dont le Maître de saint Rémy et le Maître de Pont-Sainte-Marie, ou le Maître des Sept Sacrements qui fait, là encore, l’objet d’une tentative d’identification par Frédéric Elsig avec un peintre nommé Girard Viarre. Comme dans d’autres volumes de cette collection, Michel Herold, François Avril et Dominique Cordellier, parlent chacun d’artistes et d’œuvres se rattachant aux techniques dont ils sont respectivement de grands spécialistes : le vitrail, l’enluminure et le dessin.
À propos de Guérard, qui semble être le fil conducteur de notre article, Cécile Scailliérez apporte sur celui-ci des « compléments » sur sa carrière troyenne à propos du Portement de Croix (ill. 5) daté de 1533 acquis par le Louvre en 2014 et dont nous n’avions pas parlé ici. Voici cet oubli réparé.


5. Grégoire Guérard (actif de 1512 à 1538)
Christ portant sa croix, 1533
Huile sur panneau - 42,2 x 35,1 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : Didier Rykner
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Dijon est le plus gros volume de la collection. On y retrouve, sans surprise, Grégoire Guérard avec trois panneaux nouvellement identifiés par Mathieu Gilles, des enlumineurs tels que le Maître des Prélats bourguignons étudié par Eberhard König ou le Maître d’Antoine de Roche par François Avril.
Carmen Decu Teodorescu s’interroge également, comme nous le disions dans une brève récente, sur les œuvres attribuées à Josse Lieferinxe ou Jean II Changenet. Ses hypothèses, comme nous avons pu le constater par un courrier reçu récemment, ne semblent pas être partagées par tous. C’est le lot de ces exercices que d’être confirmés ou démentis. Pour notre part, nous nous en garderons bien sur des sujets que nous ne maîtrisons pas suffisamment. Nous contentons ici de nous en faire l’écho.

Le dernier volume des recueils paru à ce jour « Peindre en France à la Renaissance » est consacré à Rouen. Signalons, parmi les auteurs que nous n’avons pas encore cités (que ceux que nous avons oubliés veuillent bien nous excuser), Étienne Hamon qui revient sur le dessin pour la tour de la cathédrale de Rouen scandaleusement sorti de France sans que le département des Arts Graphiques du Louvre (grand département du ministère de la Culture) fasse son travail (voir cet article), Rafaël Villa, également spécialiste du vitrail et qui publie deux articles dont un avec Michel Herold, ou encore Elliot Adam qui se penche sur l’œuvre de l’enlumineur Robert Boyvin.

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Aucun de ces ouvrages n’abordait, sauf erreur, le cas d’Antoine de Lonhy qui fait donc l’objet d’un catalogue raisonné de Frédéric Elsig. Cet artiste, sans doute formé à Chalon-sur-Saône dans les années 1435, eut une carrière divisée en trois parties. Dans les années 1440, peut-être jusqu’au début des années 1450, il travailla en Bourgogne, mais on ne connaît de cette période que des enluminures ; il y réalisa peut-être aussi des modèles pour des vitraux exécutés par Euvrard Rubert. Au contact du chancelier Rolin, son art fut influencé par Jan van Eyck et Barthélémy d’Eyck, ainsi que par Robert Campin.
Au plus tard en 1454, il est présent en Languedoc, à Toulouse, et fit de nombreux voyages à Barcelone. De cette époque, on connaît à la fois des peintures, des peintures murales, des enluminures et des vitraux dont il est cette fois-ci le peintre et plus seulement l’auteur des modèles. Il est intéressant par exemple à cet égard de comparer le couronnement de la Vierge, une enluminure d’un manuscrit conservé à Chantilly, avec le vitrail représentant le même sujet à l’église Santa Maria del Mar à Barcelone (ill. 6 et 7).
La troisième et dernière période de la vie d’Antoine Lonhy se déroule en Savoie entre Chambéry et Turin. On remarquera particulièrement une peinture murale conservée à Saint-Jean-de-Maurienne, la (Mise au tombeau), mais aussi des manuscrits enluminés commandés par Yolande de Savoie, dont Les Heures de Saluces conservé au British Museum. L’artiste se montre dans cette phase de sa carrière notamment marqué par l’art de Konrad Wirtz. Il influencera à son tour des sculpteurs qui traduisent ses inventions en trois dimensions.


6. Antoine de Lonhy
(actif de 1445 à 1480 environ)
Couronnement de la Vierge, vers 1455-1460
Enluminure
Chantilly, Musée Condé
Photo : Musée Condé
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7. Antoine de Lonhy
(actif de 1445 à 1480 environ)
Couronnement de la Vierge, 1460-1461
Vitrail
Barcelone, Santa Maria del Mar
Photo : Richard Mortel (CC BY-2.0)
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Revenons enfin au catalogue raisonné de Grégoire Guérard. Le peintre est né au début des années 1480 et Frédéric Elsig émet l’hypothèse qu’il se forme comme peintre verrier dans les années 1490 dans le milieu d’Arnoult de Nimègue. Il arrive ensuite à Troyes où il participe à la renaissance du vitrail dans cette ville. Ses deux premiers tableaux connus sont datés de 1512 : un Saint Pierre pénitent et un Portement de croix partagé entre les musées d’Alger et de Castres. S’il fut soumis au cours de sa vie, à de nombreuses influences (estampes nordiques, Filippino Lippi, Piero di Cosimo, Dürer, Marcantonio Raimondi, puis directement Raphaël…), son art se révèle toujours original tant il réinterprète ses modèles. En 1515 il passe par Autun, puis effectue un voyage probable en Italie, que l’on déduit notamment d’œuvres inspirées par des peintures murales qui n’ont pas été gravées et qu’il ne pouvait connaître que sur place. Il va sûrement à Rome et à Florence et sans doute également à Milan et Turin, avant de revenir en France s’installer à Tournus en 1518 jusqu’en 1530, puis à nouveau à Troyes, ville en reconstruction après un important incendie, et où il ne subit plus la concurrence de Nicolas Cordonnier disparu en 1531.
Le livre, comme nous le disions, n’est pas seulement une monographie et un catalogue raisonné de Guérard, mais il répertorie aussi les œuvres du Maître de Velogny (nommé d’après un panneau de l’église Saint-Nicolas de Velogny) qui reprendra son atelier et qui pourrait peut-être être identifié avec André Guérard, son fils, ainsi que celles du Maître de Dinteville, alias le peintre haarlemois Bartholomeus Pons.


8. Grégoire Guérard (actif de 1512 à 1538)
Joseph d’Arimathie et Nicodème préparant le tombeau du Christ, 1512
Huile sur panneau - 41,2 x 35,3 cm
Autun, Musée Rolin
Photo : Musée Rolin/Brigitte Maurice Chabard
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Restons sur Guérard pour signaler deux autres acquisitions récentes qui s’ajoutent à celle du Louvre citée plus haut. L’une, de 2014, est un legs au Musée Rolin d’Autun (ill. 8). Il s’agit d’un fragment d’une Déploration du Christ datée de 1512 (donc du début de la carrière de l’artiste), peint en semi-grisaille et montrant Joseph d’Arimathie et Nicodème préparant le tombeau du Christ. Il s’agit pour Frédéric Elsig de la partie gauche d’une Déploration conservée à Écouen.


9. Grégoire Guérard (actif de 1512 à 1538) et le Maître de Vologny (André Guérard ?) ?
Le Portement de Croix, 1534
Huile sur panneau - 72,5 x 47,5 cm
Troyes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Cécile Scailliérez
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La seconde, toute récente, est un remarquable achat du Musée des Beaux-Arts de Troyes chez le marchand londonien Benappi (ill. 9). Le tableau démontre la difficulté des attributions dans un domaine encore mouvant. S’il a été acquis comme Guérard, son attribution oscille encore entre celui-ci et le maître de Velogny. C’est sous ce nom que Frédéric Elsig le répertorie alors qu’il était encore sur le marché de l’art et l’on y apprend qu’il est apparu en 2008 sur le marché milanais comme l’œuvre d’un suiveur de Jan Scorel ce qui n’a rien d’étonnant ; comme l’explique Frédéric Elsig, « tant par son invention que par son exécution, le langage de Grégoire Guérard se rattache pleinement, mais de manière remarquablement précoce, au "romanisme hollandais", c’est-à-dire à une interprétation hollandaise des modèles italiens qui, en l’occurrence, passent alors par l’estampe. Il évoque fortement les œuvres réalisées une dizaine d’années plus tard par Lucas de Leyde, et plus encore, par Jan van Scorel puis par Jan Swart van Groningen ». Dans une interview donnée à Libération Champagne, l’historien de l’art se montre désormais plus nuancé : le tableau, daté de 1534, aurait été commencé par Grégoire Guérard puis terminé par le Maître de Velogny, peut-être André Guérard.

Terminons cet article en signalant que la base de données « Recensement de la peinture française du XVIe siècle », mise en ligne par l’INHA avec le Musée du Louvre (sous la direction de Cécile Scailliérez) vient de s’enrichir du recensement de la peinture bourguignonne du XVIe siècle. Ce sont environ 500 œuvres qui viennent s’ajouter à une base déjà conséquente (un travail mené par Vladimir Nestorov), ce qui porte désormais le nombre d’œuvres cataloguées à 1420. On y trouve donc la fiche de l’acquisition du Louvre (qui conserve d’ailleurs un second tableau de Grégoire Guérard, un Saint Georges terrassant le dragon, une œuvre MNR revenue de dépôt d’Écouen en 2016, de celle d’Autun et de celle de Troyes.


Sous la direction de Frédéric Elsig, Peindre en France à la Renaissance. I. Les courants stylistiques au temps de Louis XII et de François Ier, Silvana Editoriale, 2011, 329 p., 35€. ISBN : 9788836621101.


Sous la direction de Frédéric Elsig, Peindre en France à la Renaissance. II. Fontainebleau et son rayonnement, Silvana Editoriale, 2012, 256 p., 32€. ISBN : 9788836624089.


Sous la direction de Frédéric Elsig, Peindre à Lyon au XVIe siècle, Silvana Editoriale, 2014, 192 p., 20€. ISBN : 9788836627684.


Sous la direction de Frédéric Elsig, Peindre à Troyes au XVIe siècle, Silvana Editoriale, 2015, 272 p., 25€. ISBN : 9788836631612.


Sous la direction de Frédéric Elsig, Peindre à Dijon au XVIe siècle, Silvana Editoriale, 2016, 294 p., 30€. ISBN : 9788836634231.


Sous la direction de Frédéric Elsig, Peindre à Rouen au XVIe siècle, Silvana Editoriale, 2017, 254 p., 30€. ISBN : 9788836637300.


Frédéric Elsig, Grégoire Guérard, Silvana Editoriale, 2017, 142 p., 30€. ISBN : 9788836637393.


Frédéric Elsig, Antoine de Lonhy, Silvana Editoriale, 2018, 142 p., 28€. ISBN : 9788836638697.

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