Plusieurs expositions de dessins à Paris

1. Martin Fréminet (1567-1619)
Un roi de Juda et d’Israël
Plume et encre brune, pierre noire et
rehauts de blanc - 43,5 x 26,2 cm
Paris, Boquet et Marty de Cambiaire
Photo : Boquet et Marty de Cambiaire
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12/4/11 - Marché de l’art - Paris - Grâce au Salon du Dessin, le nombre de manifestations off se déroulant à Paris à la même période devient chaque année plus important, transformant les visites des amateurs en véritable parcours du combattant.
L’année 2011 l’a encore prouvé, les expositions se multipliant, du Cercle Rive-Gauche au Quartier Drouot, en passant par des expositions individuelles de plus ou moins grande qualité. Certains marchands ont édité un catalogue qui permettra de prolonger dans le temps des accrochages par nature éphémère mais dont certains se poursuivent encore cette semaine.

On commencera avec la première exposition organisée par Damien Boquet et Emmanuel Marty de Cambiaire dans un espace ouvert sur la très chic Place Vendôme. On y voyait un nombre de belles feuilles impressionnant, comptant un dessin à la plume et encre brune de Martin Fréminet (ill. 1) récemment exposé à Fontainebleau (voir l’article), préparatoire à une figure d’un roi de Juda et d’Israël sur la voûte de la chapelle de la Trinité de Fontainebleau, un Simon Vouet étudiant une figure de Saint-François-de-Paule dans le tableau conservé dans une église de Québec Saint-François-de-Paule ressuscitant un enfant, une grande Résurrection d’Antoine-François Callet ou une belle étude de ciel au pastel d’Eugène Delacroix. Des feuilles modernes par Henri Laurens, André Lhote ou Max Ernst complètent cet ensemble qui bénéficie d’un luxueux catalogue très documenté dû à Laurie Marty de Cambiaire.

Non loin de là, Nicolas Schwed présentait également une belle sélection de dessins réunis dans un catalogue (en anglais) parmi lesquels on retiendra notamment un Ciro Ferri Egérie montrant le bouclier à Numa Pompilius qui répond aux feuilles de cet artiste exposées actuellement au Louvre (voir la brève du 25/3/11), un Ubaldo Gandolfi représentant Six nus dans un paysage ou encore une allégorie de cet artiste étrange dont Montpellier a récemment acquis un tableau (voir la brève du 12/12/10), Giovanni David (ill. 2).


2. Giovanni David (1749-1790)
Allégorie
Crayon, plume et encre brune, lavis brun - 21 x 30,8 cm
Paris, Nicolas Schwed
Photo : Nicolas Schwed
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3. Hubert Robert (1733-1808)
Jardin d’une villa italienne
Plume, encre noire, sanguine, rehauts de blanc - 29,3 x 36,5 cm
Paris, Galerie Artesepia
Photo : Galerie Artesepia
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Du côté de la Rive Gauche, la galerie Artesepia présentait également des feuilles intéressantes, dont un Hubert Robert (ill. 3) mais hélas sans publication.
Au contraire, la galerie Ladrière exposait, aux côtés de ses propres dessins, ceux d’une antiquaire italienne (Pagliari Fine Arts) publiés dans un beau catalogue (en italien et français) par Franco Moro. On y trouve en particulier deux huiles sur papier : une fascinante Vanité de Guerchin où l’on voit deux crânes discuter en riant et une Vierge de l’Immaculée Conception (ill. 4) de l’artiste polonais actif à Rome au XVIIIe siècle Taddeo (ou Taddeus) Kuntz.


4. Taddeo Kuntz (1727-1793)
La Vierge de l’Immaculée Conception
intercède pour un miracle

Huile sur papier marouflé sur toile - 22 x 13,6 cm
Pagliari Fine Arts
Photo : Pagliari Fine Arts
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5. François Le Moyne (1688-1737)
Jeune femme en buste avec une
guirlande de fleurs dans les cheveux

Pastel - 40,3 x 32,5 cm
Paris, Galerie Alexis Bordes
Photo : Galerie Alexis Bordes
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On terminera, dans le Quartier Drouot, galerie Alexis Bordes qui montre pendant encore quelques jours plusieurs belles feuilles dont un pastel de François Le Moyne (ill. 5), un rare dessin de l’école florentine de la fin du XVe siècle représentant la Vierge ou une grande Arrestation du Christ attribuée à Van Dyck, à la pierre noire et encre brune avec rehauts d’huile, une identification qui a toutes les chances de se révéler exacte. Là encore, un catalogue pérennise cette exposition.

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