Plusieurs œuvres espagnoles rejoignent le Meadows

1. Manuel Ramírez de Arellano (1721-1789)
Notre Dame de la Solitude, 1769
Terre cuite polychrome - 26 x 12 x 11 cm
Dallas, Meadows Museum
Photo : Meadows Museum
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23/8/19 - Acquisitions - Dallas, Meadows Museum - Plusieurs œuvres espagnoles de différentes époques ont rejoint les collections du Meadows Museum à Dallas.
Notre Dame de la Solitude tout d’abord (ill. 1), est une rare sculpture de Manuel Ramírez de Arellano, qui permet de compléter le peu d’informations que l’on a sur cet artiste. Elle a été achetée par le musée à la société Saint Honoré Art Consulting d’Étienne Bréton.
Issu d’une famille d’artistes - son père notamment, le sculpteur Juan Ramírez Mejandre participa à la création de l’Academia del Dibujo (Académie du dessin) -, Manuel Ramírez de Arellano reçut trois commandes importantes pour la chartreuse d’Aula Dei, près de Saragosse : il réalisa le fastueux décor en stuc qui encadre la porte, réalisé vers 1750, ainsi que le grand retable de l’Assomption conçu vers 1762. Vers 1772 enfin, il livra une dizaine de statues polychromes grandeur nature représentant les Évangélistes, les Pères de l’Église et d’autres saints, qui vinrent scander la nef, dont les murs furent ornés des épisodes de la vie de la Vierge peints par Goya à la même époque. Ces différentes sculptures trahissent l’intervention de plusieurs mains, l’artiste s’étant fait aider par des collaborateurs, ce qui complique davantage encore l’attribution de ses œuvres.

Notre Dame de la Solitude, qui incarne la Vierge de douleur au pied de la croix, permet de confirmer que Ramírez de Arellano réalisa aussi de petites sculptures en terre cuite destinées à la dévotion privée. Celle-ci est dotée d’un inscription sur son pied qui indique la date, le lieu de sa réalisation et la signature du maître : « Le 8 janvier 1769 à Madrid, fait par Manuel Ramirez ». Elle est donc l’une des rares œuvres qui lui sont attribuées avec certitude. Elle apporte en outre des précisions sur une étape de sa carrière en indiquant qu’il était déjà à Madrid en 1769, lui qui était signalé dans cette ville comme membre de l’Académie de San Fernando en 1772.


2. Emilio Sánchez Perrier (1855 - 1907)
Verger à Séville, vers 1880
Huile sur panneau - 47 x 71 cm
Dallas, Meadows Museum
Photo : Meadows Museum
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Autre acquisition, réalisée auprès des Avery Galleries : un paysage d’Emilio Sánchez Perrier, Verger à Séville peint vers 1880 (ill. 2). Sánchez Perrier se forma à l’École des Beaux-Arts de Séville auprès de Joaquín Domínguez Bécquer et d’Eduardo Cano de la Peña, puis à l’Académie San Fernando de Madrid avec Carlos de Haes dont il subit l’influence ainsi que celle de Mariano Fortuny. Il se rendit à Paris et travailla auprès d’Auguste Boulard, de Jean-Léon Gérôme et de Félix Ziem, exposant au Salon à partir de 1880. Sanchez Perrier peignit à Barbizon et à Fontainebleau, et plus tard sur les bords de l’Oise. Il alla à Venise, en Bretagne, au Maroc, et revint de temps à autre en Andalousie. Ses paysages de plein air, souvent des rives verdoyantes et lumineuses, eurent un succès certain.

Le Meadows conservait jusque là un Paysage de Rivière à Villennes-sur-Seine réalisé vers 1895. Cette nouvelle acquisition permet d’illustrer le début de la carrière du peintre. Ses vues de Séville déclinent les différents monuments et jardins de la ville, il représenta plusieurs fois ce jardin, la Huerta del Rétiro, à côté du Real Alcázar.
Le musée possède en outre la peinture d’un des maîtres de Sánchez Perrier, Bécques qui met en scène des femmes et des hommes élégants visitant le patio de l’Alcázar, ainsi que deux tableaux de Mariano Fortuny, Place de Portici et Arabe accroupi.


3. Ignacio Zuloaga (1870 - 1945)
Portrait de Margaret Kahn, 1923
Fusain et graphite sur papier - 36 x 25 cm
Dallas, Meadows Museum
Photo : Meadows Museum
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Le Meadows a également acheté le portrait de Margaret Kahn dessiné en 1923 par Ignacio Zuloaga (ill. 3). Cette œuvre représente l’héritière d’une des fortunes financières de New York, et témoigne du succès de l’artiste auprès du public américain, surtout après l’exposition organisée en 1916 à la Duveen Gallery. Le dessin a été offert par le petit-fils de l’artiste. Il rejoint trois autres œuvres de Zuloaga, Le torero “El Segovianito”, Vue d’Alquézar et Portrait de la duchesse d’Arión, marquise de Bay.

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