Un angelot de la clé de voûte retrouvé à Notre-Dame

21/5/19 - Patrimoine - Paris, cathédrale Notre-Dame - À Notre-Dame, les miracles succèdent aux miracles. Alors que nous visitions aujourd’hui le square de l’Archevêché (sur lequel nous allons rapidement publier un article) en compagnie des architectes en chef des monuments historiques Philippe Villeneuve et Rémi Fromont, un responsable de chantier de l’entreprise Pierre Noël est venu leur apporter une bonne nouvelle : dans les débris de la voûte et de la charpente qui sont en cours de tris par les services du ministère de la Culture (notamment le Laboratoire des Monuments Historiques et l’INRAP), vient d’être retrouvé un des quatre angelots sculptés et dorés qui se trouvaient à la croisée du transept sur l’oculus de la clé de voûte.


1. France, vers 1728-1729
Angelot de la croisée du transept retrouvé dans les décombres de la voûte
(son nez a également été retrouvé)
Photo : Société Pierre Noël
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Comme les photos que nous publions le montrent (ill. 1 et 2), l’œuvre est plutôt en bon état, au moins la tête qui est intacte. Elle date du XVIIIe siècle, de la restauration de Boffrand en 1728-1729 (en revanche nous n’en connaissons pas le sculpteur). La voûte fut, nous a dit Philippe Villeneuve, déposée par Viollet-le-Duc pour la construction de la flèche et remontée ensuite en conservant les angelots d’origine.


2. L’angelot retrouvé
Photo : Société Pierre Noël
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3. Clé de voûte du transept de Notre-Dame de Paris avant l’incendie
Photo : Hervé Grandsart
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On comprend parfaitement la manière dont ces sculptures se trouvaient à la croisée de la voûte grâce à la photo qu’a eu l’amabilité de nous transmettre notre confrère Hervé Grandsart. Il faut espérer que les trois autres putti pourront être retrouvés dans le reste des débris encore à trier.
L’architecte nous a par ailleurs donné une autre bonne nouvelle : le tableau peu connu de Ludovico Carracci qui se trouvait dans une des tours est intact, comme toutes les autres œuvres de la cathédrale, et a été mis en sécurité. Seuls les deux tableaux du transept nord (Guido Reni et Laurent de La Hyre) n’ont pas encore pu être évacués car la voûte n’est pas encore sécurisée même si les risques d’effondrement sont a priori faibles.

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