Un appel au mécénat pour acquérir un chef-d’œuvre d’Émile Bernard

6/11/18 - Mécénat - Paris, Musée d’Orsay - De pieuses Bretonnes ont été peintes par Paul Gauguin et par Emile Bernard sur des fonds de couleurs complémentaires, l’un rouge, l’autre vert. Les deux tableaux, réalisés en même temps, sont comme des pendants : la fameuse Vision après le Sermon et Le Pardon sont célèbres parce qu’ils marquent l’apparition du synthétisme, mais aussi la rupture entre les deux peintres. Ils travaillèrent côte à côte à Pont-Aven et se disputèrent la paternité du « symbolisme pictural ». Du moins Bernard a-t-il contesté à Gauguin la préséance que la critique lui accordait. André Cariou a depuis levé le doute, notamment dans l’ouvrage qu’il consacre à Gauguin et l’école de Pont-Aven (voir l’article).


Émile Bernard (1868-1941)
Le Pardon. Les Bretonnes dans la prairie, 1888
Huile sur toile - 74 x 93 cm
Collection particulière
Photo : D. R.
Voir l´image dans sa page

Si le tableau de Gauguin est perdu pour la France, conservé à la
National Gallery of Scotland d’Edimbourg, celui d’Emile Bernard se trouve chez les descendant de Maurice Denis [1].
Le Pardon, également intitulé Bretonnes dans la prairie, est à vendre et le Ministère de la culture a lancé le 21 octobre dernier un appel au mécénat auprès des entreprises afin de l’acquérir pour le Musée d’Orsay [2]. Le tableau est certainement, comme l’explique cet avis, « une œuvre majeure de la modernité picturale et un tournant dans l’histoire de la peinture », il n’en reste pas moins que son prix, quatre millions d’euros, est extrêmement élevé pour un Émile Bernard.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.