Un buste de Mme de Sermezy et une esquisse de Bonnat pour le Musée des Beaux-Arts de Lyon

1. Clémence-Sophie de Sermezy (1767-1850)
Eudoxie Deschamps de Villeneuve, 1824
Terre cuite - 62,5 x 46,5 x 20 cm
Lyon, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée des Beaux-Arts de Lyon
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2/8/11Acquisitions – Lyon, Musée des Beaux-Arts Elève de Joseph Chinard, la lyonnaise Clémence-Sophie de Sermezy est surtout connue pour ses petits groupes en terre cuite ou en plâtre. Elle pratiqua la sculpture en amateur, sans jamais vendre sa production, ce qui explique que l’on ne trouve pratiquement aucune grande statue de sa main même si le Musée de Lyon conserve une Psyché abandonnée presque grandeur nature.
En revanche, elle fit également des portraits en buste, pour sa famille ou ses amis. Celui en terre cuite, acquis par le Musée des Beaux-Arts de Lyon en 2011 auprès de la galerie Patrice Bellanger à Paris, représente Eudoxie Deschamps de Villeneuve, la femme de son fils Jean-Baptiste, à l’âge de dix-huit ans (ill. 1). Comme nous l’a fait remarquer Stéphane Paccoud, le conservateur du musée en charge du XIXe siècle [1], cette œuvre est proche de Chinard à la fois dans son modelé et dans sa composition : « une frontalité identique, animée cependant par le désaxement de la tête, une découpe au niveau de la poitrine et le choix d’un piédroit à la forme simple ». L’œuvre peut en effet être comparée, par exemple, à un buste par Chinard d’une jeune femme non identifiée, conservé au Louvre, ou à celui de Jeanne de l’Orme de l’Isle du Musée des Beaux-Arts de Lyon, tous deux datés de 1802.
Lyon peut désormais montrer un ensemble conséquent de 14 œuvres de Madame de Sermezy.


2. Léon Bonnat (1833-1922)
Cavalier arabe, 1870
Huile sur toile - 33 x 23 cm
Lyon, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée des Beaux-Arts de Lyon
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On signalera également l’achat en 2010, grâce au mécénat du groupe New Im, d’une petite étude peinte par Léon Bonnat (ill. 2), préparant un cavalier arabe pour un tableau exposé au Salon de 1872 : Cheiks de l’Akabah (Arabie Pétrée). Cette esquisse est dédicacée à Richard Goubie, un élève de Jean-Léon Gérôme. Les deux hommes avaient participé ensemble en 1868 en Orient en compagnie de Gérôme lui-même, d’Alfred Goupil et de trois autres peintres, Paul Lenoir (également un élève de Gérôme), Ernest Journault et William de Famars Testas. Il s’inscrit naturellement dans une collection qui comprend déjà un grand nombre de toiles orientalistes, d’autant que Lyon ne conservait jusqu’ici aucune œuvre de Léon Bonnat.

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