Un nouveau Gaston La Touche acquis par le Musée des Avelines

3/04/19 - Acquisition - Saint-Cloud, Musée des Avelines - Le musée des Avelines a acheté une nouvelle toile de Gaston La Touche auprès du marchand Patrice Barbé. Célèbre en son temps puis largement oublié par l’histoire de l’art, cet artiste clodoaldien occupe une partie du parcours permanent du musée qui l’a également remis à l’honneur en 2014 dans une exposition monographique (voir l’article). Le petit fonds de référence conservé par le musée, régulièrement enrichi, révèle des œuvres aux sujets et aux techniques variés. Outre les neuf peintures à l’huile et l’oeuvre graphique (deux aquarelles, un pastel, une sanguine, un carnet de croquis, des gravures et une affiche lithographiée) du musée, des œuvres monumentales de l’artiste sont exposées dans l’église et l’hôtel de ville de Saint Cloud [1].


Gaston La Touche (1854-1913)
Recueillement près du vitrail
Huile sur toile - 74,5 x 55 cm
Saint-Cloud, musée des Avelines
Photo : musée des Avelines
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Le Recueillement près du vitrail qui vient d’être acquis représente l’intérieur d’une cathédrale gothique, architecture chère à l’artiste qui la peignit à plusieurs reprises. Le cadrage très serré, surprenant, livre une composition en deux plans. Une claustra très sombre, en contre jour, révèle, dans un jeu de formes, une figure féminine - une religieuse coiffée d’un voile - descendant un escalier dont l’on devine la rampe. Son visage baissé, de profil, se détache sur un fond clair, teinté de jaunes et de verts, figurant un vitrail traversé de lumière situé en arrière-plan. Cette lumière diffuse et vaporeuse enveloppant la scène est le sujet principal du tableau, la figure saisie dans l’instant est, elle, accessoire. L’éclat des coloris, l’effet velouté de la touche rapprochent cette huile de la technique du pastel - que Gaston La Touche pratiquait également largement -, dans une veine symboliste qui n’est pas sans rappeler Odilon Redon.

Cette œuvre est un nouveau témoignage de la production religieuse de l’artiste, remarquablement évoquée par l’exposition de 2014, dont Notre-Dame-des-Airs était jusqu’alors l’unique exemple conservé par le musée.

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