Un Songe de Jacob par Gioacchino Assereto acquis par Grenoble

Gioacchino Assereto (1600-1649)
Le Songe de Jacob
Huile sur toile - 74,5 x 148 cm
Grenoble, Musée
Photo : Galerie Canesso
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21/11/11 - Acquisition - Grenoble, Musée - En 2005, Grenoble avait acquis une Sainte Cécile martyre napolitaine du XVIIe siècle attribuée à Francesco Guarino (voir la brève du 27/2/05).

Très récemment, le musée s’est enrichi auprès de la galerie Canesso à Paris d’une peinture italienne du Seicento, de nettement plus grande dimension mais dont le sujet et le traitement ne sont, finalement, pas très éloignés de ceux de l’œuvre entrée en 2005. Si l’artiste, cette fois, est génois - il s’agit de Gioacchino Assereto - son ténébrisme caravagesque n’est pas sans évoquer l’école napolitaine. De plus, il s’agit également d’une figure couchée puisqu’elle représente le Songe de Jacob. On connaît cet épisode tiré de la Genèse : alors qu’il s’est endormi, Jacob rêve qu’il voit une échelle (parfois représentée sous la forme d’un escalier) s’élançant vers le ciel où monte et descend une multitude d’anges. Dieu survient alors et déclare qu’il donne cette terre à Jacob et à ses descendants. Si la figure du Père éternel est parfois peinte en haut de l’échelle, souvent, comme dans ce tableau d’Assereto, seule une lumière divine apparaît.

Elève de Luciano Borzone et de Giovanni Andrea Ansaldo, l’artiste fut d’abord marqué par l’art de Bernardo Strozzi ainsi que par Rubens et Van Dyck dont on connaît l’importance pour l’école génoise. A la suite d’un voyage à Rome en 1639, où il put connaître directement les tableaux du Caravage, l’influence de ce dernier se fit davantage sentir sur Assereto. Comme son Saint Marc acquis par Toulouse en 2003 (voir la brève du 20/2/04), ce Songe de Jacob peut être daté, en raison de son caractère réaliste et de la dramatisation de la scène, de la décennie 1640, c’est-à-dire des dernières années de la vie du peintre.

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