Un tableau d’Augustin Bernard d’Agesci pour le Berkeley Art Museum

20/10/17- Acquisition - Berkeley, Art Museum - Le musée de l’Université de Californie, le Berkeley Art Museum, a acheté à la galerie Éric Coatalem un tableau d’Augustin Bernard, dit Bernard d’Agesci, représentant Acis et Galatée (ill. 1). Fort peu connu, les principales informations sur cet artiste se trouvent dans un article de Pierre Rosenberg et Colin Bailey publié dans le Burlington Magazine [1] dont nous avons tiré les renseignements biographiques qui suivent.


1. Augustin Bernard d’Agesci (1756-1829)
Acis et Galatée, vers 1785 (?)
Huile sur toile - 95 x 136 cm
Berkeley, Art Museum
Photo : Galerie Éric Coatalem
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2. Augustin Bernard d’Agesci (1756-1829)
L’Enlèvement d’Europe, vers 1785
Huile sur toile - 95 x 130 cm
Niort, musée Bernard d’Agesci
Photo : D. R. (domaine public)
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Né en 1756 à Niort, il fut l’élève à Paris de Jean-Bernard Restout avant d’entrer à l’École des Beaux-Arts comme protégé de Louis-Jean-François Lagrenée. N’ayant pas obtenu le Prix de Rome, il séjourna pourtant plusieurs années à Rome dans les années 1780, probablement grâce à son mécène le Marquis de Véri. De retour à Paris, il exposa neuf œuvres au Salon de 1791 et semblait sur le point d’entrer à l’Académie quand l’institution fut finalement supprimée. Il rentra alors à Niort où il passa le reste de sa vie et dont il devint quasiment l’artiste officiel. Il est également à l’origine du musée de Niort qui porte aujourd’hui son nom.

Le tableau acquis par le musée américain est encore d’inspiration pleinement rococo. On y voit Acis et Galatée enlacés, portés par une créature marine et entourés par un putto et un triton soufflant dans une conque. Les amours peu discrètes du couple attirent forcément l’attention de Polyphème, que l’on voit au fond à droite, et l’on pressent déjà que l’histoire va mal finir…
Ce beau tableau pourrait être en rapport avec une toile représentant l’enlèvement d’Europe conservée au Musée de Niort. Les dimensions équivalentes, le style très proche ainsi que la proximité des sujets tous deux tirés des Métamorphoses d’Ovide rendent possible qu’il s’agisse soit de pendants, soit d’éléments d’un même ensemble décoratif.

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