Un tableau de Gioacchino Assereto offert par les Amis du Louvre

Gioacchino Assereto (1600-1649)
Joan sauvé de la persécution d’Athalie, vers 1645
Huile sur toile - 147,5 x 195,5 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : Galerie Canesso
Voir l´image dans sa page

19/4/17 - Acquisition - Paris, Musée du Louvre - La chose est rare, il convient donc de la signaler : le Louvre s’est enrichi d’un tableau italien du XVIIe siècle. Certes, il s’agit d’un achat des Amis du Louvre, mais comme tous les dons de cette société, il a été initialisé par la conservation du musée. Cela faisait quatorze ans (!), soit un mois après la création de La Tribune de l’Art (voir la brève du 16/5/03) qu’un tel événement n’était pas arrivé [1].

Cette acquisition, effectuée auprès de la galerie Canesso à Paris, était connue depuis plusieurs semaines mais n’était pas encore finalisée. C’est désormais chose faite et le Louvre peut montrer sur ses cimaises un grand tableau du peintre génois Gioacchino Assereto représentant Joas sauvé de la persécution d’Athalie.
Le musée ne conservait jusqu’à présent aucune peinture de cet artiste dont la manière est assez facile à identifier [2]. Ses compositions regroupent souvent plusieurs personnages en frise, dans une disposition qui évoque celle des peintres caravagesques, tout comme le réalisme des personnages dont les types sont bien reconnaissables.
Le sujet, tiré du second livre des Rois, est rare en peinture, mais Assereto l’a représenté à au moins deux reprises (une autre version est conservée dans une collection particulière italienne). Après la mort d’Ochozias, roi de Juda et fils de Joram, sa mère Athalie prend le pouvoir en faisant tuer tous les descendants de Joram. Seul Joas échappa au massacre grâce à Josabeth, sœur d’Ochozias, qui le sauve des assassins. C’est le sujet du tableau : Josabeth se dresse en face du bourreau en recueillant le jeune Joas qui s’enfuit (la Bible ne dit rien des arguments qu’elle employa pour arrêter la main du tueur...).

Deux faits peuvent encore être soulignés. Il s’agit du troisième tableau d’Assereto à entrer dans une collection publique française depuis 2003, tous trois acquis de la galerie Canesso : un Saint Marc à Toulouse (voir la brève du 20/2/04), et un Songe de Jacob à Grenoble (voir la brève du 21/11/11). Quant aux Amis du Louvre, ils font preuve d’une belle constance en accroissant régulièrement les collections de peinture génoise : en 1981, ils avaient offerts un Gregorio de Ferrari, et en 2008 un Luca Cambiaso (voir la brève du 24/4/08).

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.