Une cire de Bartolomeo Ammannati acquise par le Rijksmuseum

8/3/18 - Acquisition - Amsterdam, Rijksmuseum - Nous voulions inclure l’œuvre dans notre recension de la foire de Maastricht qui a été inaugurée aujourd’hui (une édition de particulièrement haute qualité) mais le Rikjsmuseum a été tellement rapide que nous devons lui consacrer un article dès ce soir. Sur le stand de la galerie Benjamin Proust, une œuvre a en effet suscité un très fort intérêt dès l’ouverture : un musée américain et un collectionneur privé étaient acheteurs, mais c’est le musée néerlandais qui l’a réservée le premier, et qui l’a finalement acquis. Il s’agit d’une très rare esquisse en cire de Bartolomeo Ammanati (ill. 1 et 2), représentant le Génie des Médicis, préparatoire pour un bronze (ill. 3) aujourd’hui conservé au Palazzo Pitti à Florence.


1. Bartolomeo Ammannati (1529-1608)
Le Génie des Médicis
Cire - 31 x 9,5 x 17 cm
Amsterdam, Rijksmuseum
Photo : Galerie Benjamin Proust
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2. Bartolomeo Ammannati (1529-1608)
Le Génie des Médicis
Cire - 31 x 9,5 x 17 cm
Amsterdam, Rijksmuseum
Photo : Galerie Benjamin Proust
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Très connu pour être l’auteur de la Fontaine de Neptune sur la Piazza della Signoria, Ammanati, qui fut l’élève de Baccio Bandinelli et sans doute de Jacopo Sansovino est une des figures majeures de la sculpture florentine de la Renaissance. Il fut également beaucoup influencé par Michel-Ange comme en témoigne par exemple une Leda (Museo Nazionale del Bargello) en marbre proche de la célèbre peinture disparue de Michel-Ange.


3. Bartolomeo Ammannati (1529-1608)
Le Génie des Médicis
Bronze - H. 130 cm
Amsterdam, Rijksmuseum
Photo : Galerie Benjamin Proust
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En 2011, une rétrospective de son œuvre fut organisée au Bargello (voir l’article) dans laquelle était publiée pour la première fois cette cire. La sculpture définitive avait été conçue comme une fontaine, probablement pour le Palazzo Vecchio, et fut ensuite installée dans les jardins Boboli. Son attribution fut longtemps fluctuante entre Ammanati, Giambologna, Tribolo, ou un maître anonyme appelé « Maître des bronzes de Pratolino », mais en 2003 elle fut définitivement rendue au premier par Claudio Pizzorusso.

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