Une esquisse de Louis II de Boullogne acquise par Clermont-Ferrand

14/01/19 - Acquisition - Clermont-Ferrand, Musée d’Art Roger-Quillot - Le Musée d’Art Roger-Quillot de Clermont-Ferrand vient d’acheter, auprès de Nicolas Joly Art Conseil, une esquisse de Louis II de Boullogne (ill. 1) pour un tableau aujourd’hui conservé au Musée du Louvre (ill. 2), représentant la Présentation au Temple.


1. Louis II de Boullogne (1654-1733)
La Présentation au Temple, 1715
Huile sur toile - 52 x 63,5 cm
Clermont-Ferrand,
Musée d’Art Roger-Quillot
Photo : photographe non connu
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2. Louis II de Boullogne (1654-1733)
La Présentation au Temple, 1715
Huile sur toile - 430 x 454 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : RMN-GP/G. Blot
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Le tableau définitif était un des huit qui furent commandés en 1709 par le chanoine de La Porte pour le chœur de la cathédrale Notre-Dame. Les toiles furent exécutées entre 1715 et 1717, après la mort du chanoine, par Claude-Guy Hallé (L’Annonciation, au Louvre, ruinée [1], Jean Jouvenet (La Visitation, toujours conservée à Notre-Dame et récemment exposée au Petit Palais), Charles de La Fosse La Nativité, non retrouvée, et L’Adoration des Mages au Louvre), Antoine Coypel (L’Assomption et Le Christ parmi les docteurs, non retrouvés) et enfin deux tableaux par Louis de Boullogne peints en 1715 : Le Repos pendant la Fuite en Égypte qui a été envoyée par le Louvre au Musée des Beaux-Arts d’Arras et, donc, la Présentation au temple du Louvre dont ce musée conserve aussi huit dessins préparatoires.

L’esquisse acquise par Clermont-Ferrand a été reproduite dans le catalogue de l’exposition Couleurs du ciel. Peintures des églises de Paris au XVIIe siècle à Carnavalet (voir l’article) mais le musée n’avait pu en obtenir le prêt. L’œuvre avait en revanche été montrée pendant quelques jours galerie Aaron dans une exposition dont beaucoup d’œuvres provenaient de collections particulières et dont nous avions parlé dans cette brève du 27/4/11. Nous y avions d’ailleurs reproduit à cette toile très séduisante, un modello, très abouti, peut-être le modèle de présentation avant l’exécution de la grande toile, même si l’on peut néanmoins noter quelques différences : un jeune serviteur a disparu à droite, des chandeliers ont été ajoutés sur la table à droite, l’architecture du fond est différente avec une échappée sur le ciel…


3. Cavalier à l’anguipède, IIe-IIIe siècle
provenant d’Egliseneuve-près-Billom (Puy-de-Dôme),
Grès - 177 x 128 x 54 cm
Clermont-Ferrand, Musée Bargoin
Photo : SVV Thierry de Maigret
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Signalons aussi, bien que cela sorte du champ chronologique traité par La Tribune de l’Art, que Clermont-Ferrand s’est également enrichi, pour le Musée Bargoin cette fois, d’une superbe sculpture monumentale gallo-romaine, découverte en 1849 à Egliseneuve-près-Billom (Puy-de-Dôme), préemptée le 14 décembre 2018 pour 76 560 € (frais compris) chez la SVV Thierry de Maigret à Drouot, avec une participation de 10% des Amis des Musées de Clermont Auvergne Métropole. Elle représente le dieu Jupiter à cheval terrassant un monstre anguipède (torse humain et queue de poisson) et est connue sous le nom de Cavalier à l’anguipède.

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