Une gouache de Chauveau d’après Le Brun acquise par Vaux-le-Vicomte

François Chauveau (1613-1676)
Le Sommeil de l’Enfant Jésus ou Le Silence
d’après Charles Le Brun
Gouache sur vélin montée sur panneau -
D. 30 cm
Vaux-le-Vicomte, château
Photo : Antoine Tarantino
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21/6/18 - Acquisition - Vaux-le-Vicomte, château - Surtout connnu pour son œuvre de graveur, François Chauveau délaissa parfois l’eau-forte pour la couleur. Il est l’auteur d’une gouache sur vélin d’après une peinture de son ami Charles Le Brun aujourd’hui conservée au Louvre : le célèbre Sommeil de l’Enfant Jésus aussi intitulé Le Silence peint en 1655.
Passée dans la collection d’Everhard Jabach, puis dans celle du comte de Provence avant la Révolution, la gouache de Chauveau a été achetée par l’association des Amis de Vaux-le-Vicomte pour le château à la galerie Tarantino et par l’intermédiaire de la société de conseil en art Quirinal.

Charles Le Brun peignit une autre version du Silence, de format circulaire, anciennement conservée à Potsdam et détruite en 1945. Il est difficile de déterminer laquelle des deux toiles fut peinte en premier. Quoi qu’il en soit, le tondo de Le Brun et la gouache de Chauveau ont un détail supplémentaire par rapport à la la peinture du Louvre : le petit saint Jean-Baptiste tient un écureuil entre ses bras, animal héraldique de Fouquet.
Il n’est donc pas impossible que le tondo ait été en possession de Fouquet. Il a été en outre envisagé [1] que la composition du Louvre ait appartenu à Fouquet, et qu’elle ait même été commandée par lui. Le comte d’Armagnac, qui a par la suite offert l’œuvre à Louis XIV, aurait alors effacé l’écureuil pour ne pas contrarier le roi, sans que cette hypothèse soit certaine.

Il est à noter que les actes du colloque Le Brun organisé du 26 au 28 mai 2016 sont disponibles en ligne. Deux interventions concernaient plus particulièrement le château de Vaux-le-Vicomte : celle de Marion Müller « Représentation politique et ambition artistique. Le décor de Charles Le Brun pour la chambre des Muses au château de Vaux-le-Vicomte » ; celle de Bénédicte Garnier et de Françoise de La Moureyre,« La folle course de Charles Le Brun dans le Grand Salon de Vaux-le-Vicomte. La sculpture, entre l’architecture, le dessin et la peinture ».

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