Une Pietà d’un artiste austro-hongrois méconnu acquise par Toulouse

30/10/18 - Acquisition - Toulouse, Musée des Augustins - Le Christ blafard semble rigidifié, les bras étendus comme s’il était encore sur la croix. Une sainte femme se prend la tête en signe de désespoir, tandis que la Vierge se penche vers son fils le regard éploré. La scène est frappante et l’atmosphère étrange. On croirait presque un tableau de Jean-Jacques Henner avec son sfumato et la chevelure rousse.


Rudolf Weisse (1859-vers 1927)
Pietà, 1901
Huile sur toile - 158 x 190 cm
Toulouse, Musée des Augustins
Photo : Irwing Leullier
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Ce tableau, en réalité dû au pinceau de Rudolf Weisse, vient d’être acheté par le Musée des Augustins de Toulouse [1] auprès de Stéphane Grodée, à Amiens. L’artiste, né en Bohème [2] alors province de l’Autriche-Hongrie, fait partie de ces artistes autrichiens qui furent actifs à Paris à partir des années 1880, essentiellement dans le domaine de la peinture orientaliste. Il change ici de registre, s’essayant à la grande peinture religieuse, et exposant ce tableau au Salon des Artistes français de 1901.

Un des axes d’acquisition du musée se concentre autour des œuvres de la fin du XIXe siècle, proches du symbolisme, par des artistes rares et méconnus, comme récemment encore le buste de Christ par Matylda Rosen (voir la brève du 30/10/18) ou la Théodora par Jean Rivière (voir la brève du 20/8/18).

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