Une rétrospective José María Sert à la galerie Emeric Hahn

27/3/17 - Marché de l’art - Paris - Ceux qui ont aimé la belle rétrospective que le Petit Palais consacra naguère à José María Sert (voir l’article) se réjouiront de revoir de nombreuses œuvres de cet artiste. Ceux qui l’avaient raté auront droit ainsi à une petite séance de rattrapage. La galerie Emeric Hahn expose en effet, jusqu’au 15 avril, une quarantaine d’œuvres de ce catalan, grand décorateur de l’époque Art Déco. L’ensemble, admirable et provenant d’une seule et même collection, était absent de l’exposition de 2012.


1. José María Sert (1874-1945)
L’Évocation des villes d’Espagne, Salamanque, 1920
Huile sur panneau - 53 x 87 cm
Galerie Hahn
Photo : Galerie Hahn
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2. José María Sert (1874-1945)
La Reine de Saba, 1923-1925
Huile, fond argent sur panneau - 85 x 121 cm
Galerie Hahn
Photo : Galerie Hahn
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La première esquisse du point de vue chronologique date de 1910. Il s’agit d’une commande du Marquis de Allela pour la salle de bal de son hôtel particulier de Barcelone. Sert y manie encore les couleurs habituelles des peintres et ce n’est qu’un peu plus tard qu’il généralisera l’emploi de peintures monochromes à dominantes soit dorées, soit plus rarement argentées, soit même de rouge-orangé en manière de sanguine comme pour la Salle à Manger du Marquis de Salamanque, à Madrid, dont deux esquisses présentées dans l’exposition datent de 1920 (ill. 1).
L’artiste a trouvé sa signature qu’il ne quittera pratiquement plus. Le Musée Carnavalet montre à Paris [1] un exemple de ses décors avec la salle de bal de Maurice Wendel dont Emeric Hahn propose également une étude préparatoire (ill. 2).
On voit aussi dans l’exposition des esquisses pour ses célèbres peintures murales de la salle du Conseil du Palais des Nations, ainsi que des études pour la cathédrale de Vic ou pour le décor, non réalisé, de la chapelle de l’Alcazar de Tolède.


3. José María Sert (1874-1945)
La Sieste des Moissonneurs, 1933
Huile sur panneau - 61 x 46 cm
Galerie Hahn
Photo : Galerie Hahn
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Pour l’instant, hélas, les musées français sont aux abonnés absents, ce qui n’est évidemment guère étonnant de la part du Musée national d’art moderne qui refuse d’assumer ce qui n’est pas « moderne » et ne présente à peu près rien de ce qui ressemble à de l’Art Déco… Carnavalet n’a pas acquis l’esquisse pour son décor (elle est vendue). On aimerait beaucoup que le Mobilier National puisse acheter celle qui prépare une des tapisseries créées d’après Sert par la Manufacture des Gobelins (ill. 3). À l’heure où nous écrivons, elle reste à vendre.

Site de la galerie.

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